Yeung Faï Marionnette/Jeune public - En tournée

Le rossignol et l’empereur

de Yeung Faï et mis en musique par Jan Vanek
Production déléguée Manège Maubeuge

Création 2020 | Un conte en terre du Milieu, non sans moral, pour petits et grands avec la maîtrise agile du marionnettiste et les sons baladeurs d’un musicien globe-trotteur | Marionnette Jeune public

 d'infos sur le spectacle

Une fable sur l’art et l’artiste, par l’un des meilleurs marionnettistes du monde.

Dans le conte d’Andersen, le rossignol a ensorcelé l’empereur de Chine et sa cour par la beauté de son chant. Pour le garder auprès le lui, l’empereur l’enferme dans une cage dorée. Un jour, il reçoit en cadeau un oiseau mécanique paré de diamants et de saphirs… Qui l’empereur préfèrera-t-il ?

Yeung Faï s’empare de ce conte et se joue de cette Chine d’opérette qu’imagine Andersen, avec d’autant plus de malice qu’il y est lui-même né. Avec Raquel Silva, complice de Giorgio Barberio Corsetti et familière des imageries fortes, artisanales mais sophistiquées, et Jan Vanek, musicien hors paire, le maître de marionnettes s’amuse des clichés, de ce qu’on croit savoir de l’autre, des malentendus que cela occasionne. Sans oublier la morale de toute cette histoire : la vraie beauté n’est jamais factice, et surtout, elle ne s’achète pas.

Durée 55min

Distribution Conception et jeu Yeung Faï Mise en scène Raquel Silva Musique live Jan Vanek

Production Production déléguée Manège Maubeuge - scène nationale

Coproduction Théâtre National de Nice - Centre Dramatique National de Nice Côte d’Azur | Les Francophonies, des écritures à la scène - Limoges | le phénix, scène nationale de Valenciennes - pôle européen de création

Dates de tournée

2021
Nice (06) | 8 au 19 novembre | Théâtre national de Nice, Centre dramatique national
Au Manège Maubeuge du 14 au 16 décembre 2021
Fort-de-France (Martinique) | 18 + 19 décembre | Tropiques Atrium, scène nationale
Basse-Terre (La Guadeloupe) | 21 + 22 décembre | L’Artchipel, scène nationale
2022 (en cours)
Novosibirsck (Russie) | Juin | Festival international de théâtre de marionnettes "Croisements"

Yeung Faï

Maître de la marionnette chinoise à gaine, Yeung Faï se sert des contes pour raconter l’histoire, avec un grand et un petit h. Après The Puppet-show man, le revoilà en rossignol face à l’Empereur de Chine. Simplement inclassable !

 Lire le portrait

de Yeung Faï

Je suis né dans un théâtre.

« Je suis né dans un théâtre », raconte Yeung Faï. C’était en 1964, à Zhangzhou, au sud de la Chine, en face de Taïwan. Son père est un maître de marionnettes, héritier d’une longue dynastie. Un art qui lui vaut l’admiration mais précipitera sa chute. En 1968, Yeung Sheng est accusé d’être une « autorité académique réactionnaire » et un « membre de la bande noire », interné dans un camp de travail où il meurt en 1970. Un traumatisme pour le jeune Faï, de toute évidence.

Toute son œuvre en porte les traces, plus ou moins évidentes, pour qui sait y prêter attention. « Les marionnettes ont été brûlées, se souvient-il. Avec mon frère, qui a quinze ans de plus que moi, nous n’avons pu en sauver que quatre ou cinq.  » C’est son frère qui, formé par leur père, l’initiera désormais à l’art de la marionnette. Faï sculptera sa première poupée à l’âge de 6 ans et en fait son métier dès l’âge de 14 ans. Depuis le début des années 2000, c’est en France qu’il en créé la plupart de ses spectacles. En 2004, on le voit ainsi dans La neige au milieu de l’été de Guân Hanging, très beau poème chinois adapté par Grégoire Callies, directeur du Théâtre Jeune Public de Strasbourg, et qui met en scène une vingtaine de marionnettes dont il supervise la fabrication.

Le public est frappé par sa virtuosité, touché par la finesse, avec laquelle il raconte des histoires simples, des histoires du quotidien, et revisite la sienne pour que le monde n’oublie jamais. « Ce n’est pas un travail pour moi, c’est ma vie. Chaque fois que j’ai envie de parler, je le fais par la création.  »