La scène nationale

Un lieu de culture, une histoire, un patrimoine. Le Manège et son béguinage des Cantuaines sont nichés dans un ensemble architectural en proximité des remparts, site emblématique de l’histoire de la ville et de ses transformations. Un site à découvrir en détail et en dehors des spectacles.

La scène du Manège : des chevaux et des artistes !

Érigé en 1831, le Manège est un bâtiment militaire, utilisé pour éduquer et entraîner plus de 800 chevaux appartenant à la cavalerie de garnison. En 1914, il devient stock de vivres, puis, après la Seconde Guerre Mondiale, il est utilisé comme salle de bal, de remise de prix, de sports, et enfin comme atelier de chemiserie. Au début des années 1980, le bâtiment fait l’objet d’une restauration. Le parvis s’agrandit et une colonnade, interprétation contemporaine du théâtre antique, signale sa nouvelle fonction : Le Manège devient théâtre municipal en 1983.

Devenir scène nationale ouverte à tous les arts vivants

Créé en 1990 et mis en place en 1991 par Bernard Faivre d’Arcier, “scène nationale” est un label accordé par le ministère de la Culture à des théâtres publics. Son objectif est d’être un lieu de production et de diffusion de la création contemporaine dans le domaine du spectacle vivant. Ce label a permis de regrouper sous une même dénomination les Maisons de la Culture, les centres d’action culturelle et les centres de développement culturel, comme le Manège.
En 1991, Le Manège devient scène nationale, Didier Fusillier en est alors le directeur et y développe un projet événementiel en créant le festival les Inattendus puis les Folies.

Géraud Didier est nommé directeur en 2016. Voir le projet
À partir de 2022, Le Manège entrera en chantier pour une rénovation architecturale et technique.

Le béguinage des Cantuaines

En face du Manège, à côté des bureaux administratifs, les logements pour les artistes sont installés dans un ensemble aussi remarquable que discret. Séparé en sept petites maisons identiques, ce béguinage (qui accueillait une communauté autonome de religieuses, les béguines) date du XVIe siècle et est l’un des plus vieux bâtiments de la ville. Il appartenait au riche et pieu chanoine Jean Gyppe, qui demanda dans son testament en 1562 sa conversion en hôpital, destiné à recevoir « sept honnêtes femmes de 50 ans au moins, natives de Maubeuge et de bonne vie ». L’établissement est occupé par des femmes nécessiteuses jusque dans les années 1960, et est classé à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Au cœur du petit jardin s’élève une chapelle de style gothique flamboyant.